Magic SysRq Key

La plupart des commandes citées ci-dessous utilisent la touche
« Magic SysRq Key ».

C’est la touche « Impr écran » du clavier.

Activation / Désactivation de SysRq

Il faudra absolument que le noyau de votre Linux soit compilé avec
l’option Magic SysRq Key pour que cette touche fonctionne.

La plupart des distributions récentes l’inclut aujourd’hui.

Pour vérifier l’activation de cette touche, on effectue la commande suivante :

# cat /proc/sys/kernel/sysrq

0

Le zéro signifie que cette dernière n’a pas été activée.

Pour changer cette valeur, on effectue la commande suivante :

echo « 1″ > /proc/sys/kernel/sysrq

Pour activer la touche Magic SysRq Key au démarrage de la machine, éditer le fichier /etc/sysctl.conf et
mettre l’option sysrq à 1 :

kernel.sysrq = 1

Les commandes

  • Alt + SysRq + r : met le clavier en mode ‘raw’. Ceci est pratique
    notamment lorsque le clavier et la souris sont complètement bloqués. En
    passant sur ce mode, on peut de nouveau utiliser les touches pour saisir
    des commandes.
  • Ctrl + Alt + F1 à F6 : permet de naviguer à travers les consoles en mode texte (appelées aussi tty)
  • Ctrl + Alt + F7 : permet de retourner au mode graphique.
  • Ctrl + Alt + Backspace : arrête l’interface graphique, on pourra la relancer ensuite avec la commande startx
  • Alt + SysRq + s : écrit toutes les données en cours sur le disque dur afin d’éviter les pertes ou les corruptions de fichiers
  • Alt + SysRq + u : permet de remonter tous les systèmes de fichiers en lecture seule pour éviter la corruption de données
  • Alt + SysRq + e : tue tous les processus normalement (le processus init n’est pas concerné)
  • Alt + SysRq + i : force le kill de tous les processus (le processus init n’est pas concerné)
  • Alt + SysRq + l : même chose que la précédente, sauf que le processus init est concerné ici
  • Alt + SysRq + b : redémarre le système
  • Alt + SysRq + o : arrête le système

Note : dans la plupart des distributions, l’utilisation de la
touche SysRq n’est pas activée par défaut pour des raisons de sécurité.
En effet, quelqu’un qui aurait un accès physique à la machine, pourrait
facilement la redémarrer via une combinaison de touches et compromettre
cette dernière ensuite.