22 liens privés
Ensuite, rendez-vous dans la clé
HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\WindowsUpdate\AU
Si la clé WindowsUpdate n'existe pas, créez là en faisant un clic droit -> Nouveau -> Clé. Puis créez en une autre dans WindowsUpdate que vous appellerez AU.
Une fois que c'est fait, créez un nouveau DWORD (dans AU) que vous nommerez
NoAutoRebootWithLoggedOnUsers
Et donnez-lui une valeur de 1.
Pourquoi installer une distribution GNU/Linux en cinq minutes sur son ordi ? Pourquoi ce système, où vous pouvez télécharger des logiciels testés et approuvés par tout le monde en un seul clic ? Pourquoi utiliser un environnement simple, stable, rapide, résistant aux virus ?
Exigez Windows ! Tellement bogué, tellement chiant, tellement fermé !
Windows est cher, oui, mais ce n’est pas un problème : vous avez trop d’argent de toute façon. Et puis entre nous : ça allègera un peu votre porte-feuilles beaucoup trop volumineux, hein ? Et ça relancera peut-être l’économie, qui sait : l’argent partira aux USA dans les poches de l’homme le plus riche du monde.
Si vous n’avez pas envie de vous délester des cent cinquante euros d’une licence unique pour Windows, qui sera inutilisable quand vous changerez de disque dur ou de clavier, vous pouvez vous rendre sur les sites de partage (comme The Pirate Bay) : des gens mal-intentionnés seront plus que ravis de vous proposer la toute dernière version de Windows H4xor tout à fait gratuitement !
Le logiciel sera évidemment bourré de virus, de chevaux de Troie et autres logiciels malveillants, mais ce n’est pas grave : vous aurez un système encore plus buggé pour vous la péter devant vos potes et ça, c’est quand même la grande classe.
Par la même occasion, si vous rencontrez un ami « qui s’y connait » et qui vous propose d’installer Libre Office alors que vous vouliez Microsoft Office, refusez !
Oui, Libre Office est libre de tout droits, gratuit, disponible partout et tout le temps (même sur une clé USB), fonctionnera toujours et produira des documents que tout le monde pourra toujours lire mais il ne rivalise pas avec un logiciel payant, fermé et installable sur un seul ordinateur à la fois et qu’il faudra lui aussi réinstaller à chaque fois que vous brancherez la souris ; de toute façon vous adorez ré-installer vos logiciels depuis des CD rayés (bien que vous n’avez plus de lecteur CD).
N’oubliez pas non plus de télécharger Adobe Photoshop : soit la version légale à 3600$ et utilisable seulement depuis chez vous et connecté à Internet, soit la version Tipiak remplie de chevaux de Troie qui rendra votre ordinateur accessible aux pirates depuis la Chine ou Roumanie mais généreusement offerte sur les sites de partage.
Surtout, n’installez pas The GIMP : son homologue gratuit, libre, interopérable, léger et qui fait exactement la même chose (les virus en moins).
Concernant votre navigateur, je vous conseille d’utiliser Internet Exploser : quand une page web s’affiche correctement c’est bien, mais ça n’a pas de goût. Optez pour un affichage aléatoire de la page ! C’est quand même plus joli quand votre ordinateur ressemble à un Picasso différent chaque jour.
Bref, laissez tomber GNU/Linux, Libre Office, The GIMP et Firefox : ils sont trop gratuit, trop libre et trop bien pour vous. Choisissez un logiciel fermé, payant et rempli de virus à la place ! L’informatique ne serait pas ce qu’il est si tout se déroulait toujours comme prévu et en toute sécurité : il faut pimenter sa vie avec des messages d’erreurs, des toolbar à la con, des écrans bleus, des ré-installations tous les deux jours, des clés de produits, des antivirus (ou l’absence d’anti-virus, surtout).
J’avais lu une fois un truc similaire : les gens veulent bosser plus, du coup il faut payer la garde des gamins, payer les repas tout préparés (chers) au lieu d’ingrédients de base pas cher (mais demandant du temps)…
Alors que si on bosse moins, on gagne moins, mais on a moins à dépenser aussi. Et on bouffe mieux et on passe du temps avec ses gosses.
À choisir c’est vite fait.
Et ce n’est qu’un exemple.
Quand on y réfléchit un peu, le monde tourne rond, mais dans le mauvais sens…
À partir notamment d’un mémoire réalisé par une étudiante de l’université Montpellier 1, le CEC met en avant quatre types d’obsolescence programmée, à commencer par l’obsolescence technologique. Celle-ci se caractérise de quatre manières :
L’obsolescence par défaut fonctionnel. Concrètement, les producteurs font ici en sorte que si une seule et unique pièce de l’appareil tombe en panne, l’appareil entier cesse de fonctionner. Cela concerne notamment les téléviseurs, les téléphones portables ou bien encore les ordinateurs.
L’obsolescence par incompatibilité. Cette technique consiste à rendre inutile un produit tel que qu’un logiciel, dès lors que celui-ci ne devient plus compatible avec des versions ultérieures ou avec celles d’un concurrent.
L’obsolescence indirecte. Sont ici visées les techniques visant à rendre obsolète un produit au travers des produits associés indispensables à son fonctionnement. Ce n’est pas l’appareil en lui même qui ne peut plus fonctionner ou qui est impossible à réparer, mais des accessoires tels qu’un chargeur ou une batterie (qui ne serait par exemple plus commercialisée).
L’obsolescence par notification. Le CEC estime qu’il s’agit « d’une forme plutôt évoluée d’auto-péremption », consistant à programmer un produit afin qu’il demande à l’utilisateur de le réparer ou de le remplacer, en partie ou partiellement. Les imprimantes et leurs cartouches d’encre sont particulièrement touchées par ce type d’obsolescence selon l’organisation.Installation de macchanger
sudo apt-get install macchanger
Création du script macchanger.
sudo nano /etc/init.d/macchanger
Le script :
!/bin/bash
Désactivation des interfaces réseaux
ifconfig eth0 down
ifconfig wlan0 down
génération d'une adresse MAC aléatoire pour les interfaces réseaux
/usr/bin/macchanger -r eth0
/usr/bin/macchanger -r wlan0
Réactivations des interfaces réseaux
ifconfig eth0 up
ifconfig wlan0 up
Les interfaces eht0 et wlan0 sont à adapter suivant les cas.
Rendre le script exécutable
sudo chmod +x /etc/init.d/macchanger
Autoriser le script à chaque démarrage
sudo update-rc.d macchanger defaults 10
Vérification du changement de l’adresse MAC
Pour une interface eth :
ifconfig | grep eth[0-9] | awk '{ print $NF}'
Pour une interface wifi :
ifconfig | grep wlan[0-9] | awk '{print $NF}'
... no comment ...
Quand des sénateurs luttent contre l’obsolescence (sauf la leur)
Sans doute émus par la récente mise à la poubelle d’un ministre du budget presque neuf, peu servi, cause double-langage, le sénateur verdâtre Jean-Vincent Placé et son homologue rougeaud Jean-Michel Baylet ont déposé récemment au sénat une proposition de loi visant à lutter contre la méchante obsolescence programmée. Il était temps : des consommateurs étaient sur le point de renouveler leur frigo.
Ah, l’obsolescence programmée ! Vaste fumisterie.
Comment ? Vous ne savez pas ce qu’est l’obsolescence programmée ? Alors voilà qui est étonnant vu la publicité répétée qu’on a fait de ce concept, pardon, cette hypothèse économique fumeuse ! On en a, en effet, parlé un peu partout, de façon répétée. Des « reportages » (oscillant entre l’édutainment et la propagande la plus éhontée) ont été réalisés et ont été diffusés sur différentes chaînes permettant à chaque fois à un large public de se faire gentiment conscientiser à la question avec force images de décharges et autres dépotoirs gigantesques.
D’ailleurs, Contrepoints avait consacré, l’été dernier, un article à l’un de ces pénibles avatars de désinformation qui était passé sur Arté. Et comme d’habitude, il aura simplement fallu attendre quelques mois pour qu’une stupidité écolo-compatible se traduise par une effervescence législative.
Oh, on ne peut pas non plus écarter que nos deux sénateurs (et toute l’équipe de gratte-papiers derrière) aient été en contact avec Mario Draghi, l’actuel patron de la BCE, qui a certainement dû se plaindre d’incessants allers-retours sur le site marchand d’Epson pour réapprovisionner ses Stylus d’encre à prix prohibitif, ce fabricant ayant eu la bonne idée de limiter physiquement le nombre de pages d’impression de ses cartouches. Avec une telle loi, fini pour Mario les longues soirées à recommander, sur Cartouche.fr, les palettes entières de cartouches rouges, bleues et jaunes que l’impression des petits billets de la BCE engloutit tous les jours !
Mais écartons cette raison (un peu farfelue, je vous l’accorde) pour regarder l’exposé des motifs pondus par nos deux Jeans (Vincent et Michel) dans leur proposition : peut-être y trouvera-t-on quelque solide argument en faveur d’une action du législateur… Peau de balle, dès les premières lignes, on comprend qu’on va devoir pédaler à contre-courant comme un capitaine de pédalo sous amphétamines tant le déluge d’idioties est compact. Par exemple, s’il faut agir, c’est parce que, notamment,
« La France consomme actuellement 50 % de ressources naturelles de plus qu’il y a 30 ans et la production de déchets n’a jamais été aussi élevée. »
Stupeur ! 65 millions d’habitants font plus de déchets que 55 millions ! Consternation ! La France n’arrête pas de croître ! Effarement ! Les gens jettent une demi-tonne de cochonneries par an et par personne (ça fait 1.6 kg par jour, c’est dé-men-ti-el), ce qui est intolérable — on en conviendra aisément — surtout lorsqu’on compare avec d’autres humains qui, n’ayant à peu près rien, ne font aucun déchet. Partant de là, nos sénateurs nous apprennent qu’une théorie démontre que certains industriels emploieraient tous les moyens pour inciter les consommateurs à jeter encore plus ! Pire, certains capitalistes avides de profits mettent en place différentes stratégies pour accélérer artificiellement l’obsolescence des produits, comme une innovation technologique ou esthétique.
C’est, on peut le dire, scandaleux. Que le monde soit ainsi rempli de personnes suffisamment avides d’argent qu’elles emploient la plupart de leur temps libre pour concevoir des produits innovants ou plus jolis est, on peut le dire, parfaitement ignoble puisque ces personnes jouent sur le désir de certains consommateurs qui sont de petits êtres chétifs qu’il faut protéger de l’achat impulsif, ou (au choix, cumul possible) une ribambelle d’abrutis décérébrés incapables de comprendre que l’amélioration esthétique proposée ne justifie pas de se débarrasser du modèle d’objet précédent. S’y ajoute bien sûr les capitalistes cupides et sans coeur qui font exprès de faire tomber en panne certains matériels pour obliger au renouvellement : il faut bien comprendre, d’après les études poussées de Placé et al. [2013] que les industriels ont en effet la fâcheuse habitude de garantir deux ans des téléphones portables ou des vélos qui tombent en panne après la période de garantie. À l’évidence, le consommateur est lésé, bien sûr, c’est limpide. Vite, une loi !
Bien. Tout ceci est fort bon, à tel point qu’avant même de regarder les quelques articles de la proposition, l’exposé des motifs nous fait tomber dans le shamanisme habituel des cuistres improvisés sénateurs dont l’impérieux besoin d’excréter une loi ne sera contrebalancé par aucune sensation de ridicule ou de honte, nos animaux de cirque républicain ayant été débarrassés chirurgicalement très jeunes des organes nécessaires à ces sentiments. Comme je l’évoquais quelques lignes au-dessus, l’obsolescence programmée, ça n’existe pas.
D’une part, le mythe du « c’était mieux avant » n’est que ça, un mythe : soit les comparaisons avec les productions du passé ne sont pas à périmètre constant (typiquement, le prix en parité de pouvoir d’achat n’est pas le même), soit elles sont basées sur une vision romantique d’un passé largement idéalisé, voire souffrant du biais du survivant.
(En gros et pour prendre un exemple, si vous établissez votre sentiment sur l’observation des réfrigérateurs encore en fonctionnement après 50 ans de service, vous en arrivez à la conclusion que ces réfrigérateurs-là étaient bien plus solides que les actuels, fichus après quelques années seulement ; vous n’avez en pratique tenu compte que de celui que vous avez observé encore en service, en oubliant les centaines ou milliers d’autres qui sont partis à la casse avant d’avoir même pu espérer franchir la moyenne observée dans les réfrigérateurs actuels.)
D’autre part, sur le plan économique et dans n’importe quel marché concurrentiel, on comprend mal l’intérêt d’un industriel à proposer des produits qui périssent à une date arbitraire fixée. S’il le peut, n’importe quel nouvel entrant ou concurrent aura un intérêt énorme à fournir un produit directement concurrent, à un prix identique, avec une date de péremption supérieure, assurant ainsi à son produit un avantage comparatif évident. De concurrent en concurrent (et par régression logique de ce raisonnement), on en arrive à la situation où tous proposeront le produit qui, pour un rang de prix donné, tiendra le plus longtemps possible. L’alternative (le complot ourdi par tous les industriels) est parfaitement ridicule (pour la même raison : le premier qui brise le complot rafle la mise) ou délicieusement jamesbondesque … mais irréaliste.
Enfin, la durabilité d’un bien n’est qu’un critère parmi d’autres que les industriels doivent prendre en compte. Et celle-ci est donc arbitrée par le consommateur, arbitrage qui est d’ailleurs reflété dans le prix. Imaginer que les consommateurs d’un côté ou les industriels de l’autre se seraient naturellement entendus pour gaspiller leur temps, leur argent et leurs ressources pour produire des produits de durée arbitrairement moindre que ce qui est désiré de part et d’autre du marché, c’est simplement montrer qu’on ne comprend absolument rien aux mécanismes de marché dont le but est, précisément, de permettre à ses acteurs d’arbitrer ces choix possibles (durabilité, esthétique, praticité, facilité d’usage, etc…).
En cela, les deux sénateurs, s’ils n’ont à l’évidence absolument rien capté des mécanismes naturels de l’économie (un socialiste-écolo d’un côté, un communiste de l’autre, il eut été surprenant qu’il en aille autrement), il n’en reste cependant pas moins qu’ils ont très bien compris quel était leur intérêt de proposer une telle loi : faire parler d’eux, se placer sous les sunlights de la médiatisation facile.
Et ce ne sera pas dur lorsqu’on lit les articles de la loi : le second et le troisième proposent en substance d’augmenter la durée des garanties (ce qui ne va pas se traduire par une augmentation de prix, mais non mais non, vous allez voir c’est très simple) ; le quatrième porte sur la durée de mise à disposition des pièces détachées indispensables au fonctionnement du produit (qui ne poussera pas les industriels concernés à faire des produits « black box », avec un nombre aussi réduit que possible de pièces détachées) ; le cinquième, pour faire original, tripote un peu la taxe d’éco-participation ; enfin, le sixième et le septième article, purement cosmétiques, demandent d’ajouter un peu plus de papiers légaux autour des produits vendus ce qui va directement dans le sens d’un rapetissement des polices de caractères (comme celle des notices de médicament, frisant maintenant la microphotographie).
Bref : on retrouve là le n’importe quoi habituel contre-productif de sénateurs aussi incultes qu’oisifs, bordel inutile dont les industriels français auraient bien pu se passer et qui va encore gréver la compétitivité des produits « Made In France » (et bisous à Arnaud). Bien malheureusement, la seule vertu de ce texte est de nous montrer qu’il existe bien une obsolescence déjà avancée sur laquelle les sénateurs ne se sont pas suffisamment penchés : la leur.